Bordée par les vallées de l'Orne et de la Laize, la commune de May est connue pour son site archéologique, sa roche, le grès de May et ses gisements de fossiles, Trilobites et Ammonites.

Proche du tumulus néolithique de la Hogue, un mégalithe disparu, la « Roche Dormante », atteste l'ancienneté de l'occupation humaine. Le chemin Haussé, voie romaine reliant les antiques cités de Vieux et de Fort est encore visible. Relevant au Moyen âge de la puissante seigneurie des Marmion, la paroisse Notre Dame de May est patronnée par l'abbaye voisine Saint Etienne de Fontenay. Selon Michel Béziers Notre Dame de May comportait 45 feux au XVIIème siècle et dépendait de la sergenterie de Bretteville, élection de Caen. Le notariat lui, dépendait de Clinchamps. Il était possible d'apercevoir les clochers des cinq abbayes (Saint-Etienne, la Trinité de Caen, l'abbaye d'Ardennes, celle de Fontenay puis de Barbery).


L'église médiévale, détruite en 1874 se composait d'une nef du Xllème siècle et d'un chœur de la fin du Moyen Âge.

Sous l'Ancien Régime et jusqu'au XXème siècle, la population du village travaillait dans les fermes, propriétés de riches Caennais, dans les moulins, et surtout dans les carrières à la fabrication des pavés. Les femmes travaillaient la dentelle aux fuseaux.
En 1701, la commune comprenait 40 taillables relevant de l'impôt pour une somme totale de 145 livres, 72 sols et 6 deniers ; en 1720, la parusse comprit 48 taillables pour un principal de taille s'élevant à 253 livres.

Aujourd'hui encore on peut lire dans le Dictionnaire Universel de la France de 1771 que « May était une paroisse de la campagne de Caen, dans la Basse Normandie, à deux ou trois lieues au levant d'hiver de Caen ; intendance et élection de cette ville, diocèse de Bayeux, parlement de Rouen, sergenterie de Bretteville sur Laize. On y compte 150 habitants.
Ce lieu est remarquable par les restes de chaussée que l'on croit être un ouvrage des Romains. Elle est couverte d'environ trois pieds de terre. Près du hameau du « Val de Laize », dépendant de la paroisse de Clinchamps, qui n'est pas éloigné de celle de May, on a découvert une carrière de marbre veiné de rouge foncé. Il y a sur le chemin de Fontenay une autre carrière d'où l'on tire de la pierre à bâtir fort dure, connue dans le pays sous le nom de « Voisdry ». A ces particularités on pourrait ajouter celle d'une fontaine d'eau abondante, qui dans les plus grandes sécheresses où toutes les fontaines du voisinage tarissent entièrement, celle dont nous parlons fournit environ vingt muids d'eau par jour aux habitants. »
Tandis que la population était de 423 personnes en 1818, elle passa à 517 en 1841, puis à 619 personnes en 1881, pour finir à 740 en 1931.

 

L'installation d'une mine de fer à la fin du XIXème siècle bouleversa durablement la vie du pays et attira plusieurs vagues de populations nouvelles, Italiens, Polonais, Russes.... Occupant plusieurs centaines d'ouvriers l'extraction dure jusqu'à la fermeture de la mine en 1968. L'histoire nous raconte que, par un beau jour de 1884, Monsieur Ernest Chollet, alors maire de May, fut à la chasse avec son amis géologue lorsque celui-ci se pencha sur la terre rouge. La mine était née.

La légende veut que se soit en creusant des fosses pour planter des pommiers que M. Chollet ait découvert lui-même tout le parti que l'on pourrait tirer de cette terre rouge regorgeant de minerai de fer. De l'automne 1891, où Ernest Chollet lança l'extraction, à l'automne 1969, 20 millions de tonnes de minerai de fer, d'une teneur de 40 à 50 %, furent sorties de la mine par la volonté des arrières - grands pères, le courage des pères et la sueur des fils... Pendant 71 ans, May a vécu pour la mine, et elle se retrouva veuve du jour au lendemain.

Pendant la guerre, la mine garda son activité, puis travailla pour les Allemands. Ces derniers, après s’y être cachés pendant les combats, inondèrent les galeries et détruisirent les installations de jour.

Après avoir été pris et repris sept fois May sur Orne fut libérée en 1944 par les soldats canadiens. L'un d'eux le sergent Dugrenier raconta que :

« partout, ce n'était plus qu'un brasier. On avançait dans un véritable enfer. Ce fut l'une des plus dures batailles de Normandie ». En effet, le 10 août 1944, dans un ultime assaut, les soldats canadiens du régiment « Maisonneuve » enlevèrent la petite cité. Ce fut sans doute la libération la plus longue, car il a fallu 16 jours aux troupes alliés pour faire un kilomètre. Le kilomètre qui séparait le ponts de Saint Martin de Fontenay du bourg de May sur Orne. 163 des 187 maisons de la commune furent rasées.

La reconstruction nécessaire s'effectua entre 1952 et 1962, avec l'édification de la nouvelle mairie, maintenant devenue la cantine des enfants, l'école primaire, l'église, ainsi que les habitations bordant la route nationale.

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