L'histoire de la mine sous la domination de la S.M.P.C peut être scindée en trois périodes. De 1910 à 1925, de 1925 à 1940 et enfin de 1940 à 1968.

C'est donc en 1910 que se constitua la Société des Mines et des Produits Chimiques à travers la fusion de trois sociétés. Cette société due son essor à son président monsieur Albert Taraud qui la mena jusqu'en 1922.

En 1910, la mine de May était exploitée à travers deux descenderles et la production s 'élevait déjà à 50 000 tonnes par an. Le minerai était donc transporté par câble aérien sur la rive gauche de l'Orne, à une station où il était chargé sur wagons sur un petit embranchement particulier.

Une nouvelle descenderie fut crée en 1911, ainsi qu'une centrale thermique de 400 CV. En 191.2, on creusa (au quartier de la Hogue) une descenderie de 120 mètres qui fut armée de skips pour un débit de 40 tonnes heure ; en surface on aménageait un carreau avec sous-station de transformation, compresseur, atelier, forge. Une nouvelle descenderie de 80 mètres fut forée sur un autre point du gisement qui avait été exploité avant 1910.

La production doubla en trois ans. On put estimer, en 1913, que la mine était dotée des moyens de production les plus modernes (force électrique, perforation mécanique, traction par locomotive à benzol).
La guerre de 1914-1918 marqua un temps d'arrêt. Dès l'origine, le minerai avait été vendu à l'exportation ; en même temps qu'elle provoquait la hausse ' des frets, la guerre limitait le marché étranger. Aucune usine française n'avait encore essayé l'hématite de Normandie. En outre le manque, de matériel roulant, entravait la production qui s'effondra en 1915 et 1916 et remonta péniblement à une quarantaine de milliers de tonnes en 1917.

Les années d'après guerre voient une reprise graduelle d'activité. En 1918-1919, une nouvelle descenderie est aménagée dans le quartier de Rocquancourt, mais ce n'est qu'en 1920 que la mine atteint à nouveau sa production annuelle de l'avant guerre (100 000 tonnes) avec la reprise des exportations sur l'Allemagne.

Les installations sont alors électrifiées et la centrale, thermique arrêté. Puis il est décidé la création d'un second siège d'extraction avec le puits de Lorguichon qui sera baptisé du nom d*Urbain-le-Verrier, l'ingénieur.

Terminé en 1924, il permet de porter à 200 000 tonnes la production annuelle de la mine. En même temps on a aménagé à l'Orne une grande descenderie et un embranchement particulier relie désormais le carreau de la Mine à la station de chemin de fer minier de Sournont à Caen.

L'exploitation est maintenant bien équipée. Des contrats de vente importants ont été passés tant en Allemagne et en Belgique qu'en Grande Bretagne et en France. La production annuelle atteint 250 000 tonnes. A May est érigé la cité Albert Taraud qui comporte 16 logements.

De 1925 à 1940 a lieu la seconde période de l'histoire minière sur notre sol.

En 1926 ; la S.M.P.C se porta acquéreur de trois concessions, dont celle de Saint André où se prolongent les couches géologiques de la concession de May. Ce qui fit passer à plus de 350 000 tonnes la production totale des mines.

Les années 1927 à 1930 virent de grands travaux d'aménagement avec la construction et l'approfondissement de descenderie de l'Orne, puis l'installation du concassage mécanique sur la rive gauche, pour mélanger les deux qualités de minerai.

Puis les années de crises économiques freinent momentanément l'expansion de la société et des
-33­contrats de vente sont partiellement annulés. L'Angleterre est pratiquement fermée à l'exportation. Quelques ventes ont lieu en Allemagne mais la plus grande partie est expédiée en Belgique. Ainsi, après avoir dépassé 400 000 tonnes en 1929, la production tombe à 250 000 tonnes en 1931.

Toutefois, une nouvelle descenderie est aménagée et en 1933 voit apparaître la station de chargement, le câble aérien le chevalement , la salle des machines et la scierie.

De 1922 à 1933 Monsieur Adrián fut le directeur de la mine ; il fut remplacé par monsieur Louis Lantz jusqu'en 1952.

Les ventes sont accrues ; en 1937 elles atteignent 600 000 tonnes, tandis que l'année 1938 amorce un léger recul dû à la diminution des exportations sur l'Allemagne.

De 1940 à 1968 à lieu la dernière période, I où les mineurs ont connu à la fois la prospérité de leur mine et sa fin.

De 1940 à 1944, sous la contrainte de l'occupant, la mine garde une demi-activité ; toute la production est livrée en Allemagne et aux Pays-Bas. D'autre part quelques descenderies furent creusées pendant cette période.

Peu après suite au débarquement des alliés, c'est la bataille de Normandie où May se trouve repris est perdu sept fois. Avant leur retraite, les Allemands détruisent par explosions les installations du jour. La mine est partiellement noyée, les véhicules réquisitionnés ou volés, les bureaux sont en ruines et 134 logements détruits.

Il faut donc entreprendre la reconstruction et dès 1946 l'exploitation peut reprendre pour produire 75 000 tonnes. Le rythme des expéditions suit la remise en marche de la mine et elles atteignent 470 000 tonnes en 1950.
En 1955 la production s'élève à 700 000 tonnes.
En   1952,  à la  mort  de  monsieur  Lantz, monsieur Arbillot est nommé président.
En 1956, le fonçage d'un puits maître de 750 mètres est entrepris. Ce puits devant être ne activité pour 1961 doit être équipé de deux skips de 12 tonnes et d'une cage à contrepoids pour la circulation du personnel. Destiné à remplacer les trois sièges qui existaient, il devait assurer la totalité de l'extraction et permettre de porter la production annuelle à 900 000 tonnes avec une sensible amélioration du prix de revient.
Les effectifs, quant à eux, ont pu passer de 60 personnes pour May/Saint André en 1895 à près d'un millier pour le même bassin en 1956. Par la suite ils déclinèrent peu à peu jusqu'à la fermeture totale en 1968. Fermeture causée par la concurrence du minerai de fer mauritanien. Peu à peu le bassin minier a perdu ses clients au bénéfice d'exploitations moins coûteuses.
Les premiers licenciements eurent lieu à partir de 1961 et les effectifs passèrent de 1 200 à 327 à la fin de, l'année 1966. La commune a connu une profonde misère tant économique que psychologique, et, aujourd'hui encore le souvenir subsiste.

Le Retour du parcours historique s'effectue par le chemin Philippe. Ce chemin nous ramène à la rue de la mine, puis à la rue Eugène Figeac d'où nous apercevons l'église.

Création, hébergement : Net-Conception.com
Mentions légales
Plan du site
La gazette
Actualités
Contact
Accueil