Le chemin du val de May nous laissera entrevoir l'entrée de la première galerie de mine, ainsi que le pont au-dessus de l'Orne qui permettait de faire la jonction entre les deux rives.

Dans les derniers temps de l'ancien régime, la question des mines de charbon préoccupa le gouvernement et une chaire de métallurgie et de minéralogie ayant pour premier titulaire Fage, membre de l'académie des sciences, fut fondée à Paris, à la Monnaie. Des lettres patentes de création furent données le 11 juin et enregistrées le 8 juillet 1778.

Des recherches furent tentées un peu partout. Ainsi deux trous furent également forés à May sur Orne à environ 40 pas l'un de l'autre. Par un arrêt du Conseil d'Etat du 4 avril 1786 : monsieur Charles Pierre, entrepreneur des étapes à Caen obtint l'autorisation d'exploiter pendant 20 ans du charbon de terre dans la paroisse de May. Le concessionnaire associa à ce privilège plusieurs personnes de Caen. Les sociétaires ne firent point exécuter les travaux dans la paroisse cle May et toutes leurs recherches eurent lieu sur celles de Feuguerolles située sur la rive opposée de l'Orne ; deux puits furent percés à 350 mètres de l'Orne et distant de 30 à 40 mètres, l'un de 65 mètres de profondeur et l'autre de 31 mètres de longueur.

En 1836, une nouvelle société se forma au capital de 100 000 francs. On vida le puits de 65 mètres jusqu'à 42 mètres et l'autre complètement, mais sur les conseils d'un ingénieur des mines, les travaux ne furent pas continués. Ils n'auraient par ailleurs donnés aucuns résultats car ils étaient effectués dans le terrain houiller et non dans le terrain silurien.

Diverses fouilles eurent lieu en plusieurs points, on y découvrit du minerai de fer que l'on ne cherchait pas, mais l'on ne trouva pas le charbon qui était recherché. Les bonnes volontés et l'académie des sciences, arts et belles lettres de Caen mit vainement au concours, en 1788, avec un prix de 400 livres, ce sujet : « existe t-il des mines de charbon de terre près de Caen et quels seraient les moyens les plus avantageux à employer pour leur exploitation ? ».

Les raisons de cette recherche de charbon étaient dues au fait qu'il faille remplacer le bois de nos forêts qui, réduites par les coupes exagérées qui avaient été faites en vue de fournir le combustible aux forges nombreuses et hauts fourneaux de la Basse Normandie ne pouvaient plus suffire aux besoins du pays.

Nous avons pu nous apercevoir que: le minerai de fer n'était pas inconnu dans ce secteur, ce qui remet en question la thèse que monsieur Ernest Chollet ait pu découvrir le minerai de fer.
Le Behot. spécifiait déjà en 1894 que c'était dans le bois des Essards, dans le voisinage du Grès armoricain, dans le silurien moyen que l'on trouvait à May, le minerai de fer, mine abondante et de bonne qualité.
Il signalait que c'était du fer oligiste, du peroxyde de fer, dont le minerai rouge plus ou moins foncé renfermait 69 pour 100 de fer.
Ce minerai se trouve en dépôt plus ou moins considérables dans les terrains de cristallisation et dans les dépôts de sédiments inférieurs et moyens où il est toujours lithoïde ou terreux, donne des fers très purs.
Outre le fer oligiste, on trouve mélangée la limonite ferrugineuse qui est brune, ou jaune, renfermant 80 pour 100 de peroxyde de fer et 55 pour 100 de métal.

En 1894, il est dit qu'à Saint - André on extrait une centaine de tonnes par jour, quelquefois 150 à 200. Tandis qu'à May, l'exploitation n'a pas été poussée vigoureusement, mais les résultats étaient prévus, comme devant être excellents. A l'époque on parlait de construire une passerelle sur l'Orne pour obtenir un succès définitif.
Création, hébergement : Net-Conception.com
Mentions légales
Plan du site
La gazette
Actualités
Contact
Accueil